• suite à la lettre aux Squatteurs publiée dans le Thon Libre n°15 (bulletin municipal de déc 2010) disponible ici

    Il semblerait que votre lecture des «affichettes» (visibles ici) et des «différents médias» ait été très sélective: Il y était aussi mentionné que nous souhaitions faire de la maison de Ker Béthanie, dite «Maison du Peuple», un lieu de communication, de socialisation, d'éducation, de réalisation de pratiques différentes, un lieu de production de subjectivité alternative, de prise de conscience pour des changements, face à la pensée unique que le système déploie à travers l'éducation, les médias, les institutions etc...
    Un lieu où, à travers la communication et la pratique, on apprend à reconnaître nos intérêts collectifs face au supposé intérêt général de l'Etat et du capital.

    Des personnalités locales et internationales soutenaient déjà les squatteurs dans cette démarche au Grognon: Eugène RIGUIDEL(Marin Résistant); Marc GUILLAUME(ancien Résistant) ; Didier PORTE (Chroniqueur politique); Didier MAGNIN(Réseau Citoyens Résistants); Véronique LECLERCQ(Ancienne membre de l’équipe municipale); Gazelle GAIGNAIRE(Journaliste); Marina FALQUE(Verts); François DAMIEN(comédien); ainsi que beaucoup de jeunes (et moins jeunes) de toute la France...

    Contrairement à ce que vous affirmez, nous ne nous sommes pas «appropriés» cet endroit, nous l’avons ouvert et restitué aux habitant-e-s de l’île qui se le voyaient confisqué par un organisme public, fonctionnant avec de l’argent public.

    Préserver le littoral des constructions abusives est une chose, détruire ce qui existe en est une autre. De plus, la municipalité se dit incapable de fournir un local à toutes ses associations, alors qu’elle pourrait obtenir, sur simple demande, la gestion de ce lieu comme elle l’a pour les sites du Grognon.
    L’argent qui n’est pas encore dépensé pour la démolition (après les 360 000 € dépensés pour l’achat), pourrait par exemple servir a rendre l’endroit autonome en électricité, puisqu’il l’est déjà en eau. Cela irait dans le sens du «développement durable», formule qui était tellement prisée à l’époque des élections...

    «Ne serait-il pas temps d’organiser une forme de résistance vis-à-vis d’un système qui scie la branche sur laquelle nous sommes tous assis ?» 

    « Ce n’est pas la dernière mesure à craindre. L’Etat se désengage sous la puissance de la finance nationale et internationale. À nous de prendre le pouvoir »
                                                                                                           Éric Régénermel  (Maire de Groix)                                                    

          Collectif des Résistant-e-s contre la destruction abusive de la maison Gavet,
                                                                                                                                    
                                                                                                                          Groix, le 21 décembre 2010.

     

    Pétition contre la démolition: http://www.petitionpublique.fr/?pi=groix569


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