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Par groupe groix dans -Repaires de Là-bas si j'y suis le 23 Février 2012 à 08:16
Ce vendredi 24 à 21h au Bateau Ivre, RDV avec un habitant de Ker Béthanie pour en débatre...
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 16 Février 2012 à 00:13
Un bref sursis pour Ker Béthanie: Nous recevions le 9 Février dernier une convocation à audience aujourd'hui, 16 Février 2012, dans la suite logique de la procédure d'expulsion engagée par le Conservatoire du Littoral le 21 décembre 2010. La Maison de Marie-Antoinette Gavet doit être rasée pour le 30 avril au plus tard, selon le cahier des charges de l'organisme publique.
L'audience est finalement reportée au 27 février 2012 au tribunal administratif de Rennes.
Une « faute de plume » stipulait sur la convocation officielle reçu la semaine dernière, que nous avions 5 mois pour produire notre défense en vue de l'audience du 16 février 2012.
Un court sursis donc, pendant lequel divers activités se produiront dans le vallon: débats; projections; rencontres; brocante permanente et prix libres; ainsi que l'observation d'un Merle blanc ! Les ornithologues de tout poils sont invités à venir se renseigner sur place pour observer l'oiseau rare qui squatte les lieux (photo ci-dessus)...
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Par groupe groix dans Films "maison" le 14 Février 2012 à 20:14
Ker Béthanie, île de Groix (56). La Maison Commune du Trou de L'Enfer est plus que jamais proche de la destruction. Marie-Antoinette Gavet, grande résistante et Doctoresse la fit construire voilà plus de 60 ans, au fond d'un petit vallon, à plus de 100 mètres de la côte.
En 2010 le Conservatoire du Littoral l'achète aux enchères et par droit de préemption pour 360 000 €. L'organisme souhaite la détruire, elle fait selon lui, " tâche dans le paysage ". Denis Bredin, le délégué Bretagne, ajoutait même dans le Ouest-France du 08/03/11: "Il faut réhabiliter le paysage, un patrimoine beaucoup plus important que cette maison".
Des occupant-e-s investissent alors les lieux (octobre 2010) pour stopper le projet officiel et aberrant, tant sur le plan social qu'écologique et économique.
Le Conservatoire du Littoral souhaite que le chantier de démolition soit terminé pour le 30 avril 2012.
Nous risquons donc une expulsion au mois de Mars.
Nous invitons les indignés de tout poils à venir s'opposer à cette démolition, une "barricade humaine" et pacifique tentera en dernier recours de faire faire machine arrière aux institutions.
Une pétition contre cette démolition recueille déjà plus de 1000 signatures, et des personnalités comme Bella Belbéoch, Simone de Bollardière, Eugène Riguidel, Willem ou encore Eva Joly, soutiennent les occupant-e-s par des visites, des dons ou des messages.
Nous souhaitons la mise en place d'un projet similaire à celui en cours de réalisation dans la maison de Germaine Tillion, autre propriété du Conservatoire du Littoral, sur la commune de Plouhinec non loin de Groix, et dans une zone naturelle protégée en bord de mer...
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 9 Février 2012 à 10:02
Nous, occupant-e-s et défenseurs-euses de Ker-Béthanie, lieu de vie autogéré, d'échanges, de rencontres, de création, d'information alternative, de ventes à prix libres et, depuis peu, lieu de désintoxication et de convalescence alternatif (pour les personnes toxicomanes), faisons appel à votre soutien contre notre expulsion des lieux et contre la démolition des bâtiments et de la végétation de Ker-Béthanie (et donc la destruction de ce lieu de vie).
Nous savons que le conservatoire du littoral, propriétaire légal des lieux, a décidé unilatéralement de cette démolition pour le 30 avril 2012, au plus tard. Par contre, nous ne savons ni le jour prévu par les autorités pour notre expulsion, ni le jour prévu pour le début de la démolition.
Si elles ne respectent pas le délai légal d'expulsion de 2 mois (dont nous n'avons pas encore reçu l'avis), ce qui arrive souvent, ces jours pourraient venir très rapidement.
C'est pourquoi nous avons un BESOIN URGENT DE SOUTIEN SUR LES LIEUX : pour nous organiser contre l'expulsion des lieux et contre la démolition. Vous êtes donc les bienvenu-e-s à Ker-Béthanie (au lieu-dit Trou de l'enfer), pour le temps que vous souhaitez (pour être sûr-e-s de nous y trouver, vous pouvez passer un coup de téléphone au 06 26 08 52 64).
Il est possible aussi que les autorités respectent le délai légal d'expulsion de 2 mois. Le jour de début de démolition ne serait donc qu'en début avril.
Dans un cas comme dans l'autre, nous vous proposons de vous opposer pacifiquement avec nous, ce jour-là, aux machines de destruction et aux "forces de l'ordre" en faisant une chaîne humaine devant celles-ci.
Ceux et celles qui le souhaitent peuvent nous le faire savoir :
- en venant sur place (à Ker-Béthanie)
- sur le marché des halles de Groix, samedi 11 février, où nous tiendrons un stand
- en appelant au numéro de téléphone cité plus haut ou en envoyant un mail à cette adresse : ammagroix(arobase)yahoo.fr, pour nous laisser vos coordonnées (nom, prénom et numéro de téléphone, si vous avez un numéro - ou toutes autres coordonnées) pour pouvoir vous joindre le moment venu.
Sinon, si vous ne savez pas quoi faire d'un poêle à bois ou d'un alternateur à aimants permanents (pour construire une petite éolienne), nous sommes aussi preneurs-euses et pouvons venir les chercher (dans l'idéal à Groix et éventuellement à Lorient et ses environs).
Surtout n'hésitez pas à diffuser cet appel !
Salutations libertaires à tou-te-s ! La lutte continue !
Collectif de sauvegarde de Ker-Béthanie / Association Amoureux de la Maison Marie-Antoinette Gavet
Mardi 7 févrierUn texte sur "L'Enfer Vert" vers lequel on tend... http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=352
“... Les limites nécessaires à la préservation de la vie seront calculées et planifiées centralement par des ingénieurs écologistes, et la production programmée d’un milieu de vie optimal sera confiée à des institutions centralisées et à des techniques lourdes. C’est l’option techno-fasciste sur la voie de laquelle nous sommes déjà plus qu’à moitié engagés.” (Ecologie et liberté, 1977)
La pétition en ligne contre la démolition est ici: http://www.petitionpublique.fr/PeticaoListaSignatarios.aspx?pi=groix569
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 4 Février 2012 à 18:33
Ce matin sur le marché de l'île, Bernard Willem et sa compagne sont venu signer la pétition.
Nous seront chaque samedi sous les halles pour collecter les coordonnées des personnes qui souhaitent participer à la barricade humaine contre la démolition, qui semble se profiler pour fin Mars. L'adjoint communiste aux affaires sociales est venu tenter de nous décourager, expliquant qu'il valait mieux ne pas avoir trop d'espoir face au projet de démolition du conservatoire. Celui-ci nous a au contraire stimulé, en nous apprenant que le permis de démolir n'était toujours pas déposé, donc pas encore signé par le maire...
La pétition en ligne est ici: http://www.petitionpublique.fr/PeticaoListaSignatarios.aspx?pi=groix569
Vous pouvez aussi nous envoyer vos coordonnées pour la barricade humaine par mail, ou sur place.
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 3 Février 2012 à 09:47
Le journal Article11 publie en soutien sur son site, les trois pages sur Groix parues dans le numéro 6 !
" Île de Groix, Morbihan. Peu ou prou mille cinq cents habitants l’hiver ; le décuple l’été. A huit kilomètres au large de Lorient, une image du bonheur en forme de carte postale : roses trémières, crêperies, falaises et crachin, bars où coulent à flot le houblon et les rêves de marins. Et, plus étonnant, un squat libertaire. Ou plutôt, comme le revendiquent ses habitants, une Maison commune. "
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 2 Février 2012 à 15:06
- Pas de chefs, pas de drogues : No Tabacco, No Alcool, No TV... Ni autres drogues ou dépendances...
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 31 Janvier 2012 à 15:52
La situation devient burlesque: Le conservatoire du littoral porte plainte pour «dégradation de bien publique» sur une maison qu’il veut démolir...
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 30 Janvier 2012 à 19:23
Après Simone de Bollardière et Bella Belbéoch, voici le mail reçu de la part de Eugène Riguidel, grand marin résistant, qui nous avait déjà soutenu lors de l'occupation du fort du Haut-Grognon.
Il faut vraiment être malade pour raser les maisons plutôt que de les utiliser! j'espère que le conservatoire du littoral se penchera sur le respect de la loi plutôt que de faire le travail de "karcher" cher aux colons et gros propriétaires , qui voudraient en exclusivité le paradis Breton pour eux et leurs complices...
Bon courage aux résistants que vous êtes. Kenavo ha distro
Eugène RIGUIDEL
La pétition contre la démolition est aussi en ligne, ici: http://www.petitionpublique.fr/PeticaoListaSignatarios.aspx?pi=groix569
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 30 Janvier 2012 à 12:05
Les messages suivants, entre autres, ont été supprimés du blog "Anita de Groix" le matin du 30 janvier 2012. Ils étaient "postés" sous l'article suivant: http://ile-de-groix.info/blog/spip.php?article5380
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 27 Janvier 2012 à 12:33
Lettre manuscrite de Cochise, rédigée le 26 janvier 2012 à Ker Béthanie (on a simplement corrigé les fautes d'orthographe) ...Témoignage du premier toxicomane sevré au centre d’auto-soins de Ker Béthanie:
Bonjour, je m’appel Cochise, un surnom donné par mes camarades des bas fonds de la société. Je vous écris ce témoignage d’une main qui il y a 15 jours, était paralysée dut à un fixe mal placé.
Je vous explique comment cette chance m’est arrivée: le 10 janvier 2012, je tape la manche devant la gare de Rennes pour essayer d’avoir un peu d’argent pour payer ma came. De là, je rencontre deux personnes qui me font découvrir l'existence de Ker Béthanie. Après une rapide hésitation, je décide de les suivre. Je leur explique ma situation qui ne les choque pas, ils me disent que de toute façon, nous partons sur une île où il n’y a pas d’autres choix que d’arrêter, étant donné qu’il est impossible d’y trouver de la came. Je prend donc mon courage à deux mains et ne recule pas. Ils me certifient que je pourrai bénéficier de toute l’aide nécessaire pour un sevrage. Le soir, nous arrivons donc à Ker Béthanie. Je me rend vite compte que je me trouve dans un lieu paradisiaque, entourré d’une poignée de personnes chargées d’amour, de générosité, et d’humanité. Je me trouve à ce moment tout ému par cette explosion de savoir vivre, sentiment que je dissimule évidemment, vive l'orgueil masculin. Une très bonne soirée se passe, ou j’apprend à connaître les habitants du lieu. La nuit se passe. Le lendemain tout va bien.
Deux jours après commence une crise de manque insupportable, j’en chiale, mes nouveaux camarades ne reculent pas pour autant.
Ils m’emmènent donc voir un médecin sur l’île. Impossible d’acquérir un traitement de substitution, il faut partir sur le continent, à l’hôpital. Nous y partons le lendemain, c’est le weekend, encore impossible d’avoir un traitement. Il s’engage alors une période difficile pour moi. Pas de drogue, pas de médoc, juste un océan d’amour et de compréhension donner par mes camarades qui ne reculent devant aucun supplice de ma part, mon quotidien se constitue de crampes, sueurs froides, de tremblements et j’en passe...
Après quelques massages de mon bras paralysé, mes doigts se remettent à bouger. Une première victoire s’engage, j’en remercie les masseureuses.
Une cargaison de volonté m’empare, impossible maintenant, de faire marche arrière, les jours se passent, les douleurs aussi. Ayant comme seul traitement les encouragements et la volonté de mes camarades, je me retrouve aujourd’hui à vous écrire, n’ayant plus de manque physique, ayant une main qui fonctionne. Pour être honnête, j’ai toujours l’envie de me droguer, mais avec tous les efforts gracieusement offerts par mes camarades, j’ai le respect et le devoir envers eux de ne pas rechuter. Gâcher de tels efforts de moi et d’eux serait un crime de ma part. Je considère donc mon sevrage terminé.
Il est donc possible d’arrêter les drogues les plus dures avec de la volonté, de l’amour, du respect, de l’eau fraîche et tout ce que vous pourrez acquérir ici.
Nous invitons tout toxicomane ayant la volonté de s’en sortir, à venir passer un séjour à Ker Béthanie.
Je tiens sincèrement à remercier Marie-Antoinette, Keru, Sylvain, Vincent, Marie-Louise, Céline, les parents à Keru et toutes les personnes qui sont passé ici.
Je vous doit une nouvelle vie, mon coeur est à vos pieds.
Cochise
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 26 Janvier 2012 à 14:08
DÉTRUIRE ! Dites-vous... Psychopathes ?...
Que le Conservatoire décide d' acheter Ker Béthanie, nous approuvons ! Il est parfaitement dans son rôle de protection d' un lieu historique et magnifique de l' île de Groix.
Que le Conservatoire décide de l' acheter avec pour but, de la détruire, pour des raisons esthétiques bidons, mettant en valeur le paysage avant l' homme, cela devient criminel ! Nous considérons cette destruction volontaire comme un acte criminel à l' encontre du passé humain remarquable de la vie de Marie-Antoinette Gavet, résistante de la première heure, à l' âge de 22ans, médaillée de la Résistance... Les psychopathes du profit financier qui gouvernent le monde actuel, veulent faire disparaître toutes traces des acquis sociaux en France datant du CNR, en 1945 : supprimer deux ans de retraite est l' une de leurs lois odieuses. Faire passer en « dette publique » les manipulations des profits financiers bancaires, est un acte diabolique. L' insurrection qui vient, peut mettre fin à l' oligarchie de l' inhumanité de la démocratie falsifiée, pour construire, enfin, l' humanité d' une Démocratie RÉELLE !... OCCUPY WALLSTREET ! OCCUPY KER BÉTHANIE ! « VOUS ÊTES LE PROBLÈME, NOUS SOMMES LA SOLUTION ! »
Marie-Antoinette Gavet, vous fait-elle donc si peur, pour la faire disparaître de toute les mémoires, en l' enterrant définitivement, avec les gravats de sa maison dans ce lieu où elle a fait répandre ses cendres ? Lieu tellurique par excellence ! Lieu de guérisons, lieu de naissance des enfants groisillons, lieu de méditation et de ressourcement... Béthanie lieu de la résurrection !... (celle de Lazard)... cela vous fait rire, gredins de laïques ? Et vous les cathos, pourquoi demeurez-vous dans ce silence des agneaux, pendant « le meurtre du Christ » ?
Vous rayez d' un trait rageur toute cette vie au service de la liberté d' expression contre le régime nazi, pendant cinq années de sa jeunesse, en danger permanent !... Et au service du peuple insulaire tout le reste de sa vie ! « Nous ne démolissons jamais pour le plaisir » ? Alors à quelles lois abjectes obéissez-vous, et vous soumettez-vous, sans broncher ? Alors que dans le même temps
vous réhabilitez celle de Germaine Tillion, à Plouhinec, sans doute parce que vous respectez ses dernières volontés en tant que résistante, écrivain, et membre du parti communiste ?... Mais voilà, Marie-Antoinette Gavet demeurait trop « modeste et géniale », alors vous la condamnez à mort, à titre posthume, en plus!... Pendant ce temps, d' autres réhabilitent aussi la maison de l' Abbé Pierre, qui toute sa vie durant, n' a pas arrêté de s' adresser sévèrement aux « autorités », les élus fêlons : « Un homme a absolument le droit, s'il n'a pas de toit et s'il voit un logement vide, de l'occuper. Les squatters ont un droit moral. » Henri Grouès, dit abbé Pierre, autre résistant.
Clive R. Boddy professeur à l' université de Nottingham, dénoncerait que beaucoup des hauts responsables financiers seraient en fait des psychopathes. Une étude suisse affirmait que certains tradeurs (28), avaient été comparés, à 24 psychopathes hospitalisés, et qu' ils avaient des comportements plus dangereux que ces psychopathes. Les psychopathes, selon Boddy, son des personnes « manquant de conscience, ne ressentant que peu d' émotions et incapables de ressentir sentiments, sympathie ou empathie pour les autres ». Ces personnes se montrent plus froides et calculatrices que les autres et « représentent donc une menace pour les entreprises et la société ». Notre monde est-il dirigé par des psychopathes, sans vergogne ?
Mesdames et Messieurs les décideurs, seriez-vous à ce point aveugles, dans le but de protèger vos carrières politiques ou institutionnelles ? Aujourd' hui même, des « psychopathes » en effet, après avoir réussi à torpiller des institutions, se propulsent chef de gouvernements en bafouant, sans vergogne, et ouvertement, les démocraties (ou ce qu' il en reste) sans se faire élire par les peuples (pas de temps à perdre avec la base, on la domine directement) : voir la Grèce, l' Italie, etc. …
Deux femmes admirables viennent, à 83 ans, au secours de la maison de Mairie-Antoinette Gavet :
Bella Belbéoch, scientifique ayant travaillée au Commissariat à l' énergie atomique, devenue anti-nucléaire prônant l' arrêt immédiat des réacteurs, avant la catastrophe, en dénonçant l' hypocrisie de « l' effet de serre » récupéré et propagé par tous les nucléocrates criminels, experts : médecins, scientifiques, associations, syndicats, etc., relais des politiques qui nous assommes de mensonges. La seule solution, remettre en marche des centrales avec les fossiles charbon, gaz, fioul... en attendant l' investissement sur le « renouvelable » : Tchernobyl, Fukushima, à qui le tour ? …
Simone de Bollardière qui a dénoncé, avec son mari , le général de Bollardière, les tortures en Algérie et le comportement de l' armée française qui applique les mêmes méthodes que les nazis contre lesquels ils s' étaient battus en 39-45. Devenus militants pacifists, agissants contre les essais nucléaires dans le pacifique, intervenants avec le mouvement du Larzac... « L' obéissance n' est pas une vertu », nous disait-elle. « Construisez-vous ! » « Pour ne pas vous faire embarquer dans un monde où vous ne serez que des marionnettes ! » « Construisez-vous ! » Répète-elle sans cesse aux jeunes qu' elle rencontre au cours de ses déplacements.
Donc, trois femmes remarquables !
Tout le monde supporte les abus de l' autorité, du moment que c' est l' autorité, disait Jean Le Meur, en prison pendant la guerre d' Algérie.
Aujourd' hui les prédateurs financiers nous imposent leur guerre économique avec la complicité des gouvernements néo-libéraux (de droite ou de gauche). Dans cette guerre des dominants contre les dominés, nous sommes les nouveaux résistants. Il y a deux sortes d' hommes : ceux qui restent dignes, qui ne se prosternent jamais... et puis les autres... Nous refusons de subir notre existence, nous désirons l' orienter. Dans ce but, chaque geste agit : détruire ou construire, inhumanité ou humanité, pseudo-démocratie ou démocratie réelle...
Ker Béthanie, dans ce sens, nous aide à nous construire dans la fraternité, pour la fraternité d' individus autonomes, capables d' amour avant tout intérêt personnel.
N' écrasez pas Ker Béthanie sous de fallacieux prétextes qui feraient trop plaisir aux « collabos » en manque d' un nouveau dictateur, ou d' une autorité dite « suprême ». Le monde humain inspire à une humanité fraternelle... Ne nous condamnez pas à mort. Ne soyez pas psychopathes. SAUVEZ KER BETHANIE !! Et elle vous sauvera. Elle nous sauvera tous!
RÉSISTEZ ! Résistez à votre volonté de puissance et de domination sur l' autre ou sur les autres.
Vous respectez Germaine Tillion ? Alors écoutez-la : « Nous devons entrer dans une politique de conversation avec l' autre ». Nous sommes pacifistes, nous n' avons pas d' armes, nous occupons Ker Béthanie pour la sauver de la destruction des officiels, ou par vandalisme.
Entrons donc effectivement dans cette politique « de conversation avec l' autre », principe de base de la démocratie qui permet à chaque individu, membre de la communauté humaine, de « ne pas subir les décisions mais de les orienter » comme le dit le professeur Albert Jacquard.L' AMMAG : Les Amoureux de la Maison Marie-Antoinette Gavet
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 24 Janvier 2012 à 21:29
Voici le cahier des charges distribué aux entreprises du bâtiment, en vue de démolir Ker Béthanie avant fin avril...
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 24 Janvier 2012 à 19:05
Nous avions envoyé le 1er Janvier 2012 un appel aux "personnalités" en qui nous avons confiance, aux personnes que nous suivons ou connaissons depuis longtemps, qui ont des philosophies qui se rapprochent des nôtres, aux personnes susceptibles de nous aider. Voici les deux premières réponses que nous avons reçu:
Simone de Bollardière, le 12 janvier 2012 (par courrier papier)
56 Guidel
Bonjour,
Pour vous, l' année ne commence pas bien.
J' ai bien lu votre longue lettre.
Après réflexion, je pense qu' il serait bon de demander leur avis à tous les groisillons, dont ceux qui se souviennent de Madame Gavet et l' ont aimé.
1 - Peut-on organiser des élections sur l' île à ce sujet ?
2 - La maison pourrait être gérée par une association qui en assurerait la responsabilité et la bonne tenue, ce que vous semblez déjà faire.
3 - Une bonne note : elle est à 100 m. de la côte.
Voilà tout ce que je peux vous dire.
Amicalement.
Simone de Bollardière .Bella Belbéoch, Paris, Le 15 janvier 2012 (par courrier papier)
Chère Rowena, cher Raymond,
Je vous remercie infiniment pour votre soutien - La photo de Keru est très belle. Où est-il le temps où nous regardions les vagues rejaillir sur les rochers...
J' ai l' impression que nombreux sont ceux qui ont vu Roger en photo, extraite du montage vidéo de Keru qui a été propagée par Michel Guéritte – Cela ne plairait pas à Roger, ce flot d' éloges – Il dirait « où est-ce que je me trompe ? » Est-ce que cela aidera à faire progresser l' idée d' un arrêt du nucléaire par tous les moyens disponibles actuellement, dont les fossiles charbon, gaz, fioul ? ?Je suis étonnée de l' écho parmi de nombreux inconnus - La vie va être bien difficile, vous vous en doutez - Elle l' est déjà .
Concernant Mme Gavet, elle était très estimée des Groisillons. A l' époque les femmes conduisant une voiture étaient plutôt rares. Or elle sillonnait l' île dans sa petite voiture pour visiter ses patients, par tous les temps. En la croisant sur la route les gens disaient, « c'est la doctoresse ».
Alors oui, soutien à Ker Béthanie.
Avec amitié.
Bella
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 23 Janvier 2012 à 11:43
Depuis quelques jours, une flopée d’évènements incongrus secoue la Maison Commune Autogérée de Ker Béthanie.
Le mardi 17 janvier au matin, une chargée de mission du conservatoire du littoral et des employés des services municipaux, avec des chefs d'entreprises intéressés par le contrat de démolition, armés de quelques gendarmes, viennent photographier les lieux sous tout les angles en vue de la démolition.
Le 21 décembre dernier, l’huissier était passé constater l’occupation entamée en octobre 2010. Voir ici.
Vendredi 20 janvier à 6h15 du matin, cinq gendarmes déboulent avec les torches, les tasers et les flingues. Ils tombent sur Cochise qui avait dormi dans la grande salle, proche de la cheminée. Non loin de lui, les militaires trouvent un sac contenant le butin d’un cambriolage de pharmacie effectué environ 2h plus tôt.
Cochise est ancien mais jeune toxicomane. Il est arrivé il y a deux semaines après avoir rencontré deux handicapés qui rentraient à la Maison Commune. Il est venu pour sortir de son addiction, se mettre au vert, et ça marche: deux jours après son arrivée jeudi 12, le manque se fait sentir au point de devenir insupportable. On file chez le médecin qui nous explique qu’il faut se faire évacuer sur le continent, à l'hôpital, pour obtenir une ordonnance de subutex, seul substitut efficace. Le médecin, qui est le maire de l’île, lui accorde une ordonnance de seresta, qui permet aux alcooliques de dormir tranquille quand ils décrochent. On passe à la pharmacie chercher le médoc. L’occupant qui se présente au comptoir demande s’il serait possible d’avoir du subutex, au cas ou... requête rejetée par le pharmacien. La nuit passe et Cochesse dort bien, ça va mieux. Celui-ci se passe même du seresta dans les jours qui suivent.
Retour sur l’arrestation: Les militaires mettent les menottes à Cochise qui s’en défait en deux temps trois mouvements pour les narguer. Ils l’embarquent avec un deuxième occupant qui dormait au dessus. Les rebelles passeront la journée au poste avec quelques baffes en prime pour le comique prestidigitateur, accompagnées de pressions verbales pour qu’il dise avoir volé la morphine. Le procureur décide finalement de le relâcher faute de preuves. Il sera néanmoins poursuivi pour recel de médicaments en avril prochain.
Le Samedi 21, les faits divers, ces faits divers (destinés, comme toujours, comme dit P. Bourdieu, « à faire diversion » : dans notre cas, pour ne plus parler des raisons de sauver Ker Béthanie, et donc de la faire couler), paraissent dans la presse. Un article conséquent laisse entendre dans un des canards, que les occupants de Ker Béthanie sont coupables du cambriolage, qu’il n’y a aucun doute là-dessus. Dans l’après midi, le chef de la brigade accompagné de deux gendarmes passe «dire bonjour», et ordonne aux nouveaux arrivants de «ne pas mettre le feu à l’île» à plusieurs reprises. «Vous restez là, mais vous ne faites pas les cons !»
Le dimanche 22 janvier, à 7h l’explosion (probablement d’un pneu) dans le local attenant au Dr House Shop (Magasin Prix Libres) réveil un des occupants qui dore au dessus du magasin. Celui-ci pense alors que les chats du lieu sont responsables du vacarme, puis se rendort. Dix minutes plus tard, c’est la seconde occupante qui détecte une odeur de brûler.
Ils regardent par la fenêtre et voient les flammes jaillir de la porte du local voisin.
Les trois autres, qui dorment dans la maison principale, sont vite alertés. On se dépêche de puiser de l’eau au puits en attendant que les pompiers arrivent. Par chance, le feu n’a pas le temps d’atteindre la première maison.
Le soir, un des habitants de la Maison Commune croise par hasard les pharmaciens en sortant de la gendarmerie.
Un d’eux lui concède qu’après réflexion, il fallait probablement connaître les lieux pour faire aussi vite et aussi ciblé. Dommage que cela ne figure pas dans sa déposition, car le Cochise soupçonné, n’y est jamais rentré !On a porté plainte pour tentative d'homicide volontaire.
Aujourd'hui lundi, dans la presse locale, le maire menace de "faire appel aux autorités pour faire évacuer le site". Il déclare aussi: "depuis le cambriolage de la pharmacie, il y a un sentiment d'insécurité terrible. Je suis choqué par cet incendie, parce que la violence n'est pas une solution, mais pas si surpris " !!!
Nous faisions déjà part de notre inquiètude dans notre lettre ouverte du 1er Janvier 2012, intitulée "On ne nous veut pas que du bien" visible iciDiscussion sur ce sujet ici http://ile-de-groix.info/blog/spip.php?article5361
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 9 Janvier 2012 à 11:42
De l'île de Groix, le 1er Janvier 2012
À
Bella et Roger Belbéoch
Simone de Bollardière
Eva Joly
Albert Jacquard
René Vautier
Denis Robert
Etienne Chouard
Michel Polac
Eugène Riguidel
Et à celles et ceux qui se reconnaissent dans leurs combats...
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Par groupe groix dans Films "maison" le 4 Janvier 2012 à 02:57
La CRIIRAD lui rend hommâge sur son site:
" (...) Roger avait la capacité d'analyser les problèmes du nucléaire en dehors de tout schéma établi et de toute compromission.
Ses analyses effectuées avec une lucidité, une compétence et une rigueur hors du commun nous ont alertés depuis longtemps sur les risques liés à l’industrie nucléaire…, risques confirmés par les catastrophes de Tchernobyl, puis de Fukushima.
Roger a toujours recherché la vérité, mais pas les récompenses ou les honneurs.
Il laisse un vide que l’on ne pourra pas combler. (...) "
Bibliographie: http://www.dissident-media.org/infonucleaire/biogra.belbeoch.html
Ce 27 décembre 2011, Roger Belbéoch, figure plus que notoire de la lutte anti-nucléaire, s'en est allé à 83 ans.
" C’est avant l’accident qu’il faut agir. Après, il n’y a plus qu’à subir. "
La lutte continue.
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 31 Décembre 2011 à 09:21
Cette courte mais très sympathique visite relance chez les "indignés" de cette "Maison Commune et Autogérée", l'espoir d'une prise de conscience de la part du Conservatoire du Littoral, de l'aberration écologique, économique et sociale de cette démolition programmée.
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 21 Décembre 2011 à 17:50
Ce matin du mercredi 21 décembre 2011 vers 11h à la Maison Commune Autogérée de Ker Béthanie (île de Groix):
Deux huissiers de justice (un seul étant là pour notre affaire), trois gendarmes et la chargée de mission du Conservatoire du Littorale sont venu pour le constat de l’occupation.
Très sur de lui, l'huissier de service qui était déjà venu nous expulser du Fort du Haut-Grognon s’approche du seul occupant présent:
- Alors cette fois, vaut mieux partir de vous même pour éviter de vous attirer des ennuis inutiles et gratuits...
Comprenant qu’il pensait sérieusement avoir une chance le convaincre, le squatteur l'interrompt et lui explique qu’il ne bougera pas temps que la démolition de la maison est programmée.
Le représentant du pouvoir et de la justice met du temps à comprendre et semble désespéré lorsque c’est enfin le cas.
- Bon alors je vais revenir faire le ménage ! Puis-je rentrer faire quelques photos pour prouver l’occupation?
Imaginant qu’il avait le droit d’entrer s’il voulait, l’occupant peut farouche lui dit de faire comme chez lui. M’enfin c’est la Maison Commune on y accepte tout le monde, mais là c’était quand même un peu con.
Peut avant, vers 10h un homme qui approchait de la cinquantaine arriva un beau jean plié à la main. Il trouva la porte - toujours ouverte - du Dr House Shop (Magasin Prix Libres de la maison du Dr Marie-Antoinette Gavet).
Cet ancien inspecteur du travail (20 ans d’exercice) expliqua qu’il voulait contribuer comme il pouvait à notre initiative, qu’il avait découvert en lisant les affiches et articles disposées à l’entrée du site.
Celui-ci était devenu inspecteur du travail, inspiré par des convictions justes, puisque plusieurs de ses parents proches disparurent lors d’accidents du travail.
Depuis peu, il reprenait des études pour changer de métier, puisque les capacités informatiques mis à disposition de la profession régressent chaque année. Le travail effectuer en plusieurs semaines il y a quelques temps, pour faire re-qualifier un milliers de CDD en CDI au sein d’une grande entreprise de poulets, met à l’heure actuelle plusieurs mois selon lui.
Il finit par cédé qu’aujourd’hui, l’inspecteur du travail est plus chasseur de sans papiers qu’autre chose...
Il s’en alla après avoir pioché un bon bouquin dans l’Infokiosque qu’il ramènera le plus rapidement possible puisque, comme il dit, plus vite tournent les livres, plus vite change le monde...
Pendant que le premier huissier inspectait les lieux, le profiteur de maison abandonnée discutait avec la chargée de mission du conservatoire, toujours accompagnée du second et de deux, puis de trois gendarmes.
- Nous on a discuté avec la mairie, on s’est demandé s’il fallait faire quelque chose pour ici, rénover pour accueillir du publique mais ça coûte trop chère...
Le profiteur interrupteur la coupe aussi-tôt pour lui signifier la position de l’opposition municipale qui détient presque la moitié des élus, qui est contre la démolition, tout comme une très large majorité de Groisillon-ne-s qui trouve le seul argument avancé pour cette destruction, «tâche dans le paysage», complètement irrecevable.- Oui mais la Mairie était d’accord alors ...
De nouveau coupée, celle-ci apprend que les occupant-e-s sont capables de rénover eux-mêmes les lieux, financés par le Prix Libre, les dons et les bonnes volontés. Cela ne change rien à ses yeux.
L’huissier, ravitaillé en «preuves de l’occupation», ressort avec son micro puis demande à l’habitant éphémère de décliner son identité ainsi que celles des éventuels autres habitants (Père Noël et Ben Laden) puis s’en retourne avec sa troupe faire des photos du Dr House Shop.
Abrégeons-là la palabre, aujourd’hui c’était le premier jour du «Chantier Festif autogéré», trois motivés et deux moins sont passés, d’autres arrivent demain et les jours qui viennent, jusqu’au 28 ou plus, ya d'la place, même à l'année... La maison vous attend !
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 4 Décembre 2011 à 17:28
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 25 Octobre 2011 à 20:02
L'Association Maison Marie-Antoinette Gavet est née mi-septembre 2011.
Pour visiter son blog ou la contacter, cliquez ici
L'association dispose de status "horizontaux" pour permettre une gestion réellement collective... ils sont disponibles en cliquant ici
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 19 Octobre 2011 à 17:06
Début de l'article:
Par Antimollusques et Ubifaciunt
Île de Groix, Morbihan, Bretagne, France. Peu ou prou mille cinq cents habitants l'hiver ; le décuple l'été. A huit kilomètres au large de Lorient, une image du bonheur en forme de carte postale : roses trémières, crêperies, falaises et crachin, bars où coulent à flot le houblon et les rêves de marins. Et, plus étonnant, un squat libertaire. Ou plutôt, comme le revendiquent ses habitants, une Maison commune. Juste à côté du Trou de l'Enfer, dans le vallon de Ker Béthanie.
On est allés sur place, dans l'idée de rendre compte de la tenue d'un squat en milieu insulaire. Et l'on s'est vite aperçu, entre deux pintes et quelques bouteilles de muscadet que derrière les roses trémières et le crachin, l'île traverse de sacrées houles.
SQUATTER L'ENFER,ATTISER LES BREIZH
Festival international du film insulaire de Groix, le FIFIG pour les intimes. Une institution annuelle où se mêlent projections, débats, apéros, bouffes et rencontres. Après les Cubains puis les Sri Lankais, c'est au tour des Kanaks de Nouvelle-Calédonie d'être les invités d'honneur. L'année prochaine, ce seront les Inuits des Terres Arctiques.
Derniers jours du reportage. Des affiches dans tout Groix pour annoncer le programme des journées au FIFIG. Un débat attire notre attention : « Les îles : laboratoires d'idées ; ou comment discuter des nouvelles formes de gouvernance sur des territoires restreints ». On s'y pointe, espérant entendre des points de vue sur la Maison commune qu'on n'aurait pas encore recensés.
Une bonne soixantaine de personnes dans le public. Et, surprise, une table derrière laquelle quatre personnes sont assises, micros branchés. Un Monsieur Loyal plastronne, debout, micro à la main.
« Nous allons pouvoir commencer cette conférence. En tant que président, j'ai l'honneur d'accueillir quatre experts : une journaliste à Marianne, un ethnologue, un responsable économiste d'Attac (1), ainsi qu'un musicien-poète. Ils parleront des événements ayant secoué dernièrement l'actualité des îles telles que l'Islande, Madagascar ou la Nouvelle-Calédonie. De nouvelles pratiques politiques se font-elles jour dans ces laboratoires d'idées ? Quelles sont les perspectives pour un nouveau vivre ensemble ? Vous pourrez bien évidement réagir en demandant la parole. Mais avant de commencer avec la journaliste de Marianne, qui est allée en Islande, voici un reportage d'Arte pour illustrer son propos... »
Les lumières s'éteignent. Images de côtes islandaises. Titre. « Ceux qui disent non ». Une femme, dans un intérieur chaleureux, un café fumant sur la table. Elle dit qu'elle ne veut pas payer ce pour quoi elle n'est pas responsable, qu'il y aurait bien des solutions radicales. Les lumières se rallument. La journaliste parle monocordement de l'Islande pendant un quart d'heure.
Un résident de la Maison commune demande la parole. « Est-ce qu'on pourrait, pour une fois, faire un vrai débat et sortir de la forme experts/bergers contre public/mouton ? » Le président répond, cinglant : « On te connaît, Keru, commence pas ! » Dans le public, d'autres enchérissent : « Vous servez à rien, vous polluez ! » La journaliste répond que, de toute façon, elle est là pour parler des problèmes de l'Islande.
Quelqu'un, derechef, se permet d'interpeller le président.
« Bonjour, la soirée s'annonce intéressante, mais je me demande si on ne peut pas aussi causer des initiatives locales et des pratiques politiques concrètes qui essaient de faire une nouvelle forme de politique, comme ici avec l'expérience de la Maison commune. Et c'est vrai que je suis un peu surpris de voir que la soirée est annoncée comme un débat alors que c'est un conférence...
- T'es de Groix ?
- Ben, non...
- Alors, ferme ta gueule !
- Et toi, t'y étais en Nouvelle-Calédonie et en Islande ?
- Non, mais il y a ici des gens qui y sont allés.
- Ben, ça tombe bien, moi aussi, j'y suis, à Groix. »
Le micro du public est coupé, la journaliste reprend sur l'Islande.(...)
Pour lire la suite, achetez Article 11, chez votre marchand de journeaux ...
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 10 Octobre 2011 à 14:04
Dans Chroniques rebelles du samedi 8 octobre 2011:
Durée de la discution: 15 min
Cliquez ici pour visiter Article 11
Cliquez ici pour écouter Radio Libertaire
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Par groupe groix dans Films "maison" le 8 Septembre 2011 à 19:26
"Tout le monde supporte les abus de l'autorité, du moment que c'est l'autorité."
Jean LE MEUR (Extrait des lettres de prison. Revue ESPRIT, 1959)
Suite à l'appel radio du 18 juin… 2004, à partir de l'île de Groix, nous nous rendons volontiers à la "journée du refus", dans ce bled de La Villedieu, sur le plateau
de Millevaches, commune voisine de Tarnac désormais entrée dans l'histoire des insurrections… On comprend mieux, pourquoi, en suivant ce reportage témoignage prémonitoire: un autre monde est possible, là où nous habitons, là où nous survivons ensemble. Ici, sur le plateau, "les nouveaux hommes" s'organisent, depuis quelques temps déjà. Car devant l'évidence de la catastrophe, il ne suffit plus de s'indigner, de prendre acte, ou de dénoncer, mais de "se trouver", tou-te-s avec la même question: "Mais, qu'est-ce qu'on fait?… ?… ?…". Soyons donc du côté de ceux qui s'organisent.
Un jour de Mai 1956, un camion militaire plein d'appelés et de rappelés pour la guerre d'Algérie s'arrête au milieu de La Villedieu pour acheter des cigarettes. La discussion s'engage avec des habitants réunis dans le café. Là, l'humain en eux tous, ne fait qu'un tour… Le camion est "mis en panne"… Il ne repartira que le lendemain matin, après l'intervention des CRS, au petit jour…
Au cours de cette "journée du refus", nous rencontrons ceux qui ont eu "le courage de désobéir"…
Insoumis, déserteurs, réfractaires… minimum à la clef pour eux: deux ans de prison ferme. Sur les deux millions d'appelés en Algérie, 500 seulement ont dit NON… pour des raisons politiques, religieuses, ou philosophiques…
Ainsi donc, "se trouver", s'attacher à ce que l'on éprouve comme vrai. Partir de là.
Le sentiment de vivre dans le mensonge est encore une vérité. Une vérité n'est pas quelque chose que l'on détient, mais quelque chose qui nous porte. L'être isolé qui s'y attache rencontre finalement quelques-un-e-s de ses semblables. En fait, tout processus insurrectionnel part d'une vérité sur laquelle on ne cède pas. La Commune, c'est ce qui se passe quand des êtres se trouvent, s'entendent et décident de cheminer ensemble. Alors, là où nous habitons, seules les Communes, et les Conseils Ouverts, peuvent assumer la vie des peuples… Frères humains ! "Descendons dans nos propres profondeurs, cherchons-y la vérité et créons-la: nous ne la trouverons nulle part ailleurs. "
Et que vienne un temps dont on s'éprenne.
Que le Nouveau vienne.
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 7 Septembre 2011 à 21:48

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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 14 Août 2011 à 16:34
Apéro-Débat-Projection-Fiesta
Mardi 16 Août, à partir de 19h à la Maison Commune de Ker Béthanie (en bas du parking du Trou de l'Enfer), en présence de fringants envoyés spéciaux de Article 11 et de l'excellentissime Crieur de Rudru... !
Bouffe-banquet à Prix libre !
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 21 Juin 2011 à 16:10
Pétition contre la démolition (cliquez ici)
Et oui, toujours debout, isolée au fond de son petit vallon, la Maison Commune recherche des bricoleureuses (ou pas) qui souhaiteraient séjourner (ou habiter) en bord de mer (gratuitement bien entendu !)...
La maison vient de subir, pour la seconde fois, l'assaut d’un vandale qui profite des rares moments où le lieu est vide pour venir trouer les mures et les portes... !
Nous sommes pour le moment deux habitant-e-s «permanents», et deux chambres sont disponibles. Une autre pièce peut servir de dortoir pour les visiteureuses «occasionnels»... , il y a aussi de quoi planter des tentes, ou même construire des cabanes... ! Le terrain autour de la maison fait 5000 m2...
Un puits apporte l’eau nécessaire à la douche et à la vaisselle.
Le petit groupe électrogène qui servait lors des projections a rendu l’âme. C’est pourquoi nous serions ravis d'accueillir des bricoleureuses qui pourraient nous aider à construire une éolienne à base de récup... Nous disposons déjà d’un mât, de vent et de bonne volonté !
D’autre part, nous aimerions «organiser» des activités (Ateliers, Projections, Théâtre, Musique etc) lors de cet été, le lieu étant collé au site le plus touristique de l’île (Trou de l’Enfer), sur le principe du prix libre, pour financer «l’autonomisation» de la maison, s’il reste de quoi, après le défraiement des «intervenant-e-s» extérieurs (eh oui prendre le bateau de véolia coûte très cher)...
Bref rappel historique:
La maison fut construite après guerre par Marie-Antoinette Gavet, Doctoresse et responsable du sous-réseau 57 (renseignement) de la Résistance.
Elle décède en 1998. N’ayant pas d’enfant, les nièces et neveux héritent du lieu mais ne s’entendent pas sur la destination à lui donner. La maison est vendue aux enchères lors de l’été 2010, rachetée par le conservatoire du littorale par son droit de préemption. Celui-ci souhaite la détruire malgré son bon état, pour permettre une «revegétalisation naturelle» du vallon.
Aucune consultation n’ayant eu lieu, ni auprès de la mairie, ni auprès de la population locale (quasi-unanimement opposée à cette démolition), les Squatteureuses expulsé-e-s du fort du Haut-Grognon en septembre 2010 ouvrent et occupent ce lieu depuis le mois d’octobre.
Les arguments contre cette démolition:
-La maison est située à plus de 100 mètre de la côte, et fut construite avant la «loi littorale» qui interdit les constructions dans cette bande. (La mairie de Groix utilisait l’argument inverse, pensant que la maison était dans la bande des 100 mètres, pour justifier le choix du conservatoire)
-Les locaux manquent sur l’île pour loger les associations, notamment «Modern’Strouilh» (genre de recyclerie) à la rue depuis plus d’un an.
-Ce lieu fait parti du patrimoine historique et culturel de l’île.
-La maison Germaine Tillion (également Résistante), aussi rachetée par le conservatoire du littoral, construite au milieu d’un site naturel au bord de la petite mer de Gâvre (commune de Plouhinec) subit un tout autre sort: des discutions entre la mairie de Plouhinec, le conservatoire du littoral et l’association Germaine Tillion ont lieu pour faire de la maison un lieu «collectif» comme indiqué dans ce dossier: (...)
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Par groupe groix dans -Repaires de Là-bas si j'y suis le 21 Juin 2011 à 15:51
Les Repaires ont lieu chaque Jeudi, à 21h au Bateau Ivre, Locmaria plage.
Entrée libre. 0297865316
Bienvenue !
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 11 Juin 2011 à 14:24
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