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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 13 Mars 2011 à 21:59

Pétition contre la démolition: http://www.petitionpublique.fr/?pi=groix569
Voici en lien la pétition issue de l'assemblée générale du 9 Mars 2011, à la salle des fêtes de Groix. Elle sera apportée au conseil municipal par un élu présent lors de l'AG, qui ouvrira par la même occasion le débat qui n'a jamais eu lieu au conseil, sur l'avenir de cette maison.
Nous aimerions récolter 1000 signatures, nous en avons déjà plus de 250 sur papier. N'hésitez pas à faire tourner ce lien.
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 17 Mars 2011 à 18:40
Lettre ouverte aux démolisseurs
" Un homme a absolument le droit, s'il n'a pas de toit et s'il voit un logement vide, de l'occuper. Les squatters ont un droit moral. " Henri Grouès, dit, abbé Pierre
Ker Béthanie, île de Groix. Cette petite maison, cachée dans le fond d’un vallon, nous la voulons, sauvée !
Nous la réclamons. Puisque vous ne savez qu’en faire. Parce qu’après tout, c’est avec notre argent que vous l’avez acquise, laissez-la nous qu’on en fasse mille et une choses.
«Rachetée par le conservatoire, la maison Gavet sera détruite» découvrait-on, le 8 octobre dans les pages du journal local. 360 000€ dans le vent, sans compter le coût de la destruction.
La construction de cette maison survint après la guerre. La Doctoresse Marie-Antoinette Gavet, du réseau «Manipule» de la Résistance, la fit construire à l’écart. Loin du bourg, loin des petits villages, loin des gens. Elle en avait vu des gens, et elle en voyait encore, qui venait au monde chez elle, au milieu de la nature, face à la mer.
Aujourd’hui, c’est un lieu-dit : Ker Béthanie, c’est la maison, et le vallon.
Voilà un nom bien porté: Béthanie, en «terre sainte», est le village dans lequel, selon les évangiles, Jésus aurait ressuscité Lazare. Il fut ensuite un lieu de repos pour les pèlerins qui se rendaient à Jérusalem, un lieu de soins pour les malades et nécessiteux, lépreux en particulier. Béthanie dérive de l’Hébreu Beth-anie ou Ananiah, maison de l’Affliction (se dit de quelqu’un qui est affligé: frappé durement, accablé d’un mal, d’un malheur)...
Par chance, l’article du 8 octobre tomba dans les mains de jeunes nécessiteux, qui venaient de perdre leur toit, suite à leur expulsion de la maison du Haut-Grognon, à l’abandon dans son vieux Fort fermé, acheté lui aussi par le Conservatoire.
M. Bredin, délégué du Conservatoire en Bretagne et hostile aux nécessiteux, cherchait à discréditer les anciens occupants du Haut-Grognon en affirmant dans le journal local du 9 mars, « Leur première occupation sur le fort avait déjà été accompagnée de nombreux dégâts. Faire du logement social dans cette maison isolée serait une aberration économique et écologique. Il faut rendre le site à la nature et la détruire. »
Les «nombreux dégâts» dont parle ce faiseur de rumeurs sont les nombreux mots et dessins, laissés par les nombreuses personnes de passage pendant l’été. Mais il oubli de mentionner que les occupant-e-s du lieu avaient pris à leur charge la rénovation d’une pièce de la maison, ainsi que les travaux de sécurisation du fort qu’ils avaient ensuite ouvert au publique, nombreux à y entrer pour la première fois.
M. Bredin résumait son culte de la nature dans d’autres pages locales, la veille: « il faut réhabilité le paysage, un patrimoine beaucoup plus important que cette maison ».
Mais le paysage de l’île est déjà protégé, par la loi littoral qui interdit toute construction dans une bande de 100 mètres à partir de la côte.
Certaines personnes, dont le maire et certains élus, évoquent leur souhait du respect de la loi, «stricto sensu» d’après le journal du 11 Mars, arguants donc que cette maison proche de la côte doit être détruite, d’après la loi. Mais il n’en est rien, puisque cette maison se trouve à plus de 100 mètres de la côte... et de toute façon, elle fut construite bien avant cette loi littoral...
De plus, M. Bredin peut se promener à sa guise dans plus d’une dizaine de vallons sauvages sur l’île, dans lesquels aucune maison ne «fait tâche» comme disait l’adjoint au Maire dans la suite de l’article du 8 Mars: « elle est symbolique, mais cette habitation fait tache dans le paysage »...
Il ajoutait que « Les maisons ne tombent pas du ciel. Ces jeunes devraient plutôt chercher à travailler. » en oubliant de préciser que le travail ne tombe pas du ciel non plus, et que même si c’était le cas, certaines personnes n’iraient pas se tuer à la tâche, bien que ça soit dans l’air du temps. Curieux qu'on ne s' en prenne jamais aux riches qui, eux, ne travaillent jamais, mais font travailler les autres : « bel exemple pour la jeunesse !... » Vous stigmatisez les jeunes rebelles à l'oligarchie, pour mieux vous soumettre à vos maîtres protégés par les paradis fiscaux, intouchables, derrière des chambres de compensations comme « Clear Streem » ! Quel courage !...
La résistance à l’argent, au nucléaire, aux armes, aux inégalités, aux «idées reçues», bref, la Résistance, est un «travail» à plus que plein temps pour les motivé-e-s, et tout aussi honorable qu’un autre, puisqu’allant dans le sens de la conscientisation et de l’émancipation de l’humanité. « Résister, c'est d' abord réfléchir, Soupeser. Puis imaginer la suite. » comme dit Denis Robert.
Le 9 Mars eut donc lieu une assemblée générale, dans la salle des fêtes du bourg, très largement annoncée par les occupant-e-s dans les journaux locaux, et par G.R.O.I.X. sous forme d’affiches.
Puisque « Le destin de la maison est scellé », d’après les articles du jour et de la veille (serait-ce la presse qui gouverne?), seule une vingtaine d'irréductibles grognons s’y rendaient. Toutes et tous furent contre cette démolition, mais il n’y eut pas de consensus autour de l’avenir du lieu. Ce débat déjà ouvert, reprendra pleinement si la maison est préservée. L’urgent était de sauver ce symbole insulaire, en très bon état, pouvant servir aux associations ou autre...
Il y eut consensus pour la pétition contre la destruction.http://www.petitionpublique.fr/?pi=groix569
Les Squateureuses, et le Groupe G.R.O.I.X.
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 30 Mars 2011 à 20:25
Question au Conseil municipale du lundi 28 Mars 2011.
Lorsque la séance est close et que les décisions sont prises, le publique est enfin invité à poser des questions.
C’est là qu’un des jeunes Squatteur de Ker Béthanie intervient et attire l’attention des élus et du public nombreux, sur une question qui n’a jamais été débattu par le conseil municipal: la démolition de la maison Gavet, à Ker Béthanie.
La voici telle qu’elle a été lu et posée:
«Sachant qu’il manque sur l’île des locaux pour les associations et des lieux de rencontres et d’échanges non marchands, sachant que la restauration du lieu pourrait être entièrement prise en charge par une association, auto-financée par le «prix libre» et le passage touristique (qui finançait déjà les travaux dans le Fort du Grognon l’été dernier), sachant que la maison se trouve à plus de cents mètres de la côte et qu’elle à été construite bien avant la «loi littorale», et sachant enfin qu’une majorité de Groisillonnes et de Groisillons sont opposés à la destruction (déjà plus de 500 signatures en 15 jours), la municipalité pourrait-elle appuyer ou demander un transfert de gestion du lieu à une collectivité? 325 sites du conservatoire ont déjà donner lieu à des conventions de gestion signées, avec des établissements publiques, des départements, des associations et des exploitants agricoles.»
En réponse de la part du Maire, qui ne sembla pas avoir écouter la question, nous avons eu droit à une nouvelle attaque envers «des particuliers qui se sont appropriés les lieux pour leur usage personnel, de manière pas très légale». Il explique ensuite que la destination de Ker Béthanie dépend du Conservatoire du Littoral, «c’est avec eux qu’ils faut discuter». Il attaque ensuite la pétition qu’il désigne comme «confuse» alors qu’elle tient en deux phrases:
«La maison du Docteur Gavet, à Ker Béthanie, doit être sauvegardée. Son avenir doit être débattu par la population Groisillonne.»
Il finit par concéder une ouverture, expliquant que si une demande de gestion associative ou publique est faite, le dialogue restera ouvert.
C’est ensuite l’ancien Maire et chef de file de l’opposition qui s’exprime et explique qu’il est contre cette démolition, faisant référence à la «Grande Doctoresse Gavet, qui fut aussi une grande Résistante».
Le Docteur Romieux, également membre de l’opposition, s’oppose aussi à la démolition.
Un adjoint au Maire M. Puillon est pour la démolition, expliquant qu’il a connu le vallon avant la construction de la maison, et qu’il souhaite qu’il redevienne comme avant.
Il parle aussi de la démolition de la pointe du Raz qu’il site en exemple à suivre.
Un autre adjoint, Yann Boterf, ne prend pas position pour la démolition, il invite les gens qui le souhaitent à monter un dossier pour demander la gestion du lieu sous forme associative, au Conservatoire.
Les autres membres du conseil ne prennent pas position.
Une personne du publique propose de faire un vote à main levée pour voir qui dans la salle serait pour la démolition. Personne ne lève la main, le Maire s’empresse de répondre «je ne ferais pas ça, je ne suis pas démago !» puis insiste, «je ne suis pas démago !».Suite au prochain conseil, si la maison est toujours là...
Pétition contre la démolition: http://www.petitionpublique.fr/?pi=groix569
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 11 Avril 2011 à 16:34
suite à la lettre aux Squatteurs publiée dans le Thon Libre n°15 (bulletin municipal de déc 2010) disponible ici
Il semblerait que votre lecture des «affichettes» (visibles ici) et des «différents médias» ait été très sélective: Il y était aussi mentionné que nous souhaitions faire de la maison de Ker Béthanie, dite «Maison du Peuple», un lieu de communication, de socialisation, d'éducation, de réalisation de pratiques différentes, un lieu de production de subjectivité alternative, de prise de conscience pour des changements, face à la pensée unique que le système déploie à travers l'éducation, les médias, les institutions etc...
Un lieu où, à travers la communication et la pratique, on apprend à reconnaître nos intérêts collectifs face au supposé intérêt général de l'Etat et du capital.
Des personnalités locales et internationales soutenaient déjà les squatteurs dans cette démarche au Grognon: Eugène RIGUIDEL(Marin Résistant); Marc GUILLAUME(ancien Résistant) ; Didier PORTE (Chroniqueur politique); Didier MAGNIN(Réseau Citoyens Résistants); Véronique LECLERCQ(Ancienne membre de l’équipe municipale); Gazelle GAIGNAIRE(Journaliste); Marina FALQUE(Verts); François DAMIEN(comédien); ainsi que beaucoup de jeunes (et moins jeunes) de toute la France...
Contrairement à ce que vous affirmez, nous ne nous sommes pas «appropriés» cet endroit, nous l’avons ouvert et restitué aux habitant-e-s de l’île qui se le voyaient confisqué par un organisme public, fonctionnant avec de l’argent public.
Préserver le littoral des constructions abusives est une chose, détruire ce qui existe en est une autre. De plus, la municipalité se dit incapable de fournir un local à toutes ses associations, alors qu’elle pourrait obtenir, sur simple demande, la gestion de ce lieu comme elle l’a pour les sites du Grognon.
L’argent qui n’est pas encore dépensé pour la démolition (après les 360 000 € dépensés pour l’achat), pourrait par exemple servir a rendre l’endroit autonome en électricité, puisqu’il l’est déjà en eau. Cela irait dans le sens du «développement durable», formule qui était tellement prisée à l’époque des élections...
«Ne serait-il pas temps d’organiser une forme de résistance vis-à-vis d’un système qui scie la branche sur laquelle nous sommes tous assis ?»« Ce n’est pas la dernière mesure à craindre. L’Etat se désengage sous la puissance de la finance nationale et internationale. À nous de prendre le pouvoir »
Éric Régénermel (Maire de Groix)
Collectif des Résistant-e-s contre la destruction abusive de la maison Gavet,
Groix, le 21 décembre 2010.Pétition contre la démolition: http://www.petitionpublique.fr/?pi=groix569
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 11 Avril 2011 à 18:44

Mardi 12 Octobre 2010, sur les panneaux d'affichage de l'île...
Chers îliennes, chers îliens,
D'irréductibles «Grognons» se sont infiltrés lors de la nuit de samedi à dimanche, dans une petite maison vide et inhabitée, située a Ker Béthanie près du Trou de l’enfer. Cela fait suite à leur «expulsion» du Haut-Grognon.
Le conservatoire du littorale a acheté cette maison l’été dernier dans le but de la détruire, 360 000 € aux enchères, utilisant son droit de préemption.
Nous qui cherchions de quoi nous loger pour pas trop cher, et à l’année sur l’île, en avons profité pour occuper ce lieu. Nous aimerions le rendre autonome en énergies, de manière à ce qu’il ait un impact négligeable sur son environnement, aussi nous y cultiveront des produits bio (mais sans label...).
L’endroit permettra aux liens créés cet été entre Squatte-use-r-s averti-e-s / résistant-e-s contemporain-e-s d’une multitude d’endroits en France, touristes égaré-e-s ou curieu-ses-x et les Groisillon-ne-s de se renforcer, tandis que d’autres s’y créeront...
À travers ces éphémères unions se développeront divers activités comme des projections, ateliers, débats, infokiosque, magasin gratuit, bouffes prix libre etc...
Nous vous invitons ce vendredi 15 à une projection/discussion autour du film de Keny Arkana, «Un autre monde est possible» à 21h au «Squat d’Enfer»...Les Squatteureuses et le G.R.O.I.X. (Groupe de Réflexions Ouvertes et d'Initiatives Multiples)
Pétition contre la démolition: http://www.petitionpublique.fr/?pi=groix569
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 4 Mai 2011 à 12:07
Une assemblée générale est convoquée ce vendredi 6 Mai à 21h à la salle des fêtes de Groix, initiative lancée par les occupant-e-s de la maison commune de Ker Béthanie, un membre de Modern’Strouilh (genre de recyclerie, sans local depuis un an) et le G.R.O.I.X. (Groupe de Réflexions Ouvertes et d’Initiatives Multiples).
Cette AG fait suite aux deux derniers conseils municipaux, lors desquels des questions ont été posées pendant les séances de questions du public. L’opposition faisait alors part de son désaccord face au projet de démolition émis par le Conservatoire du littoral. Le Maire expliquait que le dialogue resterait ouvert si une demande de gestion collective ou associative était faite, mais que l’interlocuteur resterait le Conservatoire.
Nous espérons que la pétition contre la démolition que nous faisons tourner sur l’île depuis début Mars, permettra le refus du permis de démolir que le conservatoire doit demander à la Mairie.
Nous invitons donc toutes les personnes et associations susceptibles d’être intéressées par une gestion commune de Ker Béthanie, à se présenter à cette assemblée générale.Le G.R.O.I.X. (Groupe de Réflexions Ouvertes et d'Initiatives Multiples)
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 23 Mai 2011 à 13:00
Quelle surprise en ce matin du 14 Mai, sur la place du marché des halles de Groix, quand un homme vient signer la pétition pour la sauvegarde de la maison Gavet: Celui-ci explique qu'une histoire similaire se passe à quelques kilomètres d'ici...
En effet, dans la commune de Plouhinec juste en face de l'île de Groix, la Résistante Germaine Tillion a fait construire sa maison au bord de la petite mer de Gavre dans les années 70.
Le Conservatoire du littoral en a également fait l'acquisition, mais contrairement à la démolition qu'il préconise pour la maison Gavet de Ker Béthanie, il s'accorde avec la mairie de Plouhinec et l'association Germaine Tillion pour mettre ce lieu en valeur.
"Soucieux de préserver le patrimoine et la mémoire de ce lieu chargé d’histoire et de symboles, le Conservatoire du Littoral et la Commune de Plouhinec, en partenariat avec l’Association Germaine Tillion, ont initié en juin 2008 une réflexion portant sur la mise en valeur de la propriété."
Cliquez ici pour télécharger le dossier PDF relatif au projet de mise en valeur de la maison Germaine Tillion à Plouhinec.
Pétition contre la démolition, cliquez ici...
Le collectif pour la sauvegarde de la maison Gavet a rendez-vous mercredi a 14h, avec le maire de l'île pour discuter et peut-être, trouver une entente...
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 11 Juin 2011 à 14:24
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 21 Juin 2011 à 16:10
Pétition contre la démolition (cliquez ici)
Et oui, toujours debout, isolée au fond de son petit vallon, la Maison Commune recherche des bricoleureuses (ou pas) qui souhaiteraient séjourner (ou habiter) en bord de mer (gratuitement bien entendu !)...
La maison vient de subir, pour la seconde fois, l'assaut d’un vandale qui profite des rares moments où le lieu est vide pour venir trouer les mures et les portes... !
Nous sommes pour le moment deux habitant-e-s «permanents», et deux chambres sont disponibles. Une autre pièce peut servir de dortoir pour les visiteureuses «occasionnels»... , il y a aussi de quoi planter des tentes, ou même construire des cabanes... ! Le terrain autour de la maison fait 5000 m2...
Un puits apporte l’eau nécessaire à la douche et à la vaisselle.
Le petit groupe électrogène qui servait lors des projections a rendu l’âme. C’est pourquoi nous serions ravis d'accueillir des bricoleureuses qui pourraient nous aider à construire une éolienne à base de récup... Nous disposons déjà d’un mât, de vent et de bonne volonté !
D’autre part, nous aimerions «organiser» des activités (Ateliers, Projections, Théâtre, Musique etc) lors de cet été, le lieu étant collé au site le plus touristique de l’île (Trou de l’Enfer), sur le principe du prix libre, pour financer «l’autonomisation» de la maison, s’il reste de quoi, après le défraiement des «intervenant-e-s» extérieurs (eh oui prendre le bateau de véolia coûte très cher)...
Bref rappel historique:
La maison fut construite après guerre par Marie-Antoinette Gavet, Doctoresse et responsable du sous-réseau 57 (renseignement) de la Résistance.
Elle décède en 1998. N’ayant pas d’enfant, les nièces et neveux héritent du lieu mais ne s’entendent pas sur la destination à lui donner. La maison est vendue aux enchères lors de l’été 2010, rachetée par le conservatoire du littorale par son droit de préemption. Celui-ci souhaite la détruire malgré son bon état, pour permettre une «revegétalisation naturelle» du vallon.
Aucune consultation n’ayant eu lieu, ni auprès de la mairie, ni auprès de la population locale (quasi-unanimement opposée à cette démolition), les Squatteureuses expulsé-e-s du fort du Haut-Grognon en septembre 2010 ouvrent et occupent ce lieu depuis le mois d’octobre.
Les arguments contre cette démolition:
-La maison est située à plus de 100 mètre de la côte, et fut construite avant la «loi littorale» qui interdit les constructions dans cette bande. (La mairie de Groix utilisait l’argument inverse, pensant que la maison était dans la bande des 100 mètres, pour justifier le choix du conservatoire)
-Les locaux manquent sur l’île pour loger les associations, notamment «Modern’Strouilh» (genre de recyclerie) à la rue depuis plus d’un an.
-Ce lieu fait parti du patrimoine historique et culturel de l’île.
-La maison Germaine Tillion (également Résistante), aussi rachetée par le conservatoire du littoral, construite au milieu d’un site naturel au bord de la petite mer de Gâvre (commune de Plouhinec) subit un tout autre sort: des discutions entre la mairie de Plouhinec, le conservatoire du littoral et l’association Germaine Tillion ont lieu pour faire de la maison un lieu «collectif» comme indiqué dans ce dossier: (...)
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 14 Août 2011 à 16:34
Apéro-Débat-Projection-Fiesta
Mardi 16 Août, à partir de 19h à la Maison Commune de Ker Béthanie (en bas du parking du Trou de l'Enfer), en présence de fringants envoyés spéciaux de Article 11 et de l'excellentissime Crieur de Rudru... !
Bouffe-banquet à Prix libre !
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 7 Septembre 2011 à 21:48

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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 10 Octobre 2011 à 14:04
Dans Chroniques rebelles du samedi 8 octobre 2011:
Durée de la discution: 15 min
Cliquez ici pour visiter Article 11
Cliquez ici pour écouter Radio Libertaire
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 19 Octobre 2011 à 17:06
Début de l'article:
Par Antimollusques et Ubifaciunt
Île de Groix, Morbihan, Bretagne, France. Peu ou prou mille cinq cents habitants l'hiver ; le décuple l'été. A huit kilomètres au large de Lorient, une image du bonheur en forme de carte postale : roses trémières, crêperies, falaises et crachin, bars où coulent à flot le houblon et les rêves de marins. Et, plus étonnant, un squat libertaire. Ou plutôt, comme le revendiquent ses habitants, une Maison commune. Juste à côté du Trou de l'Enfer, dans le vallon de Ker Béthanie.
On est allés sur place, dans l'idée de rendre compte de la tenue d'un squat en milieu insulaire. Et l'on s'est vite aperçu, entre deux pintes et quelques bouteilles de muscadet que derrière les roses trémières et le crachin, l'île traverse de sacrées houles.
SQUATTER L'ENFER,ATTISER LES BREIZH
Festival international du film insulaire de Groix, le FIFIG pour les intimes. Une institution annuelle où se mêlent projections, débats, apéros, bouffes et rencontres. Après les Cubains puis les Sri Lankais, c'est au tour des Kanaks de Nouvelle-Calédonie d'être les invités d'honneur. L'année prochaine, ce seront les Inuits des Terres Arctiques.
Derniers jours du reportage. Des affiches dans tout Groix pour annoncer le programme des journées au FIFIG. Un débat attire notre attention : « Les îles : laboratoires d'idées ; ou comment discuter des nouvelles formes de gouvernance sur des territoires restreints ». On s'y pointe, espérant entendre des points de vue sur la Maison commune qu'on n'aurait pas encore recensés.
Une bonne soixantaine de personnes dans le public. Et, surprise, une table derrière laquelle quatre personnes sont assises, micros branchés. Un Monsieur Loyal plastronne, debout, micro à la main.
« Nous allons pouvoir commencer cette conférence. En tant que président, j'ai l'honneur d'accueillir quatre experts : une journaliste à Marianne, un ethnologue, un responsable économiste d'Attac (1), ainsi qu'un musicien-poète. Ils parleront des événements ayant secoué dernièrement l'actualité des îles telles que l'Islande, Madagascar ou la Nouvelle-Calédonie. De nouvelles pratiques politiques se font-elles jour dans ces laboratoires d'idées ? Quelles sont les perspectives pour un nouveau vivre ensemble ? Vous pourrez bien évidement réagir en demandant la parole. Mais avant de commencer avec la journaliste de Marianne, qui est allée en Islande, voici un reportage d'Arte pour illustrer son propos... »
Les lumières s'éteignent. Images de côtes islandaises. Titre. « Ceux qui disent non ». Une femme, dans un intérieur chaleureux, un café fumant sur la table. Elle dit qu'elle ne veut pas payer ce pour quoi elle n'est pas responsable, qu'il y aurait bien des solutions radicales. Les lumières se rallument. La journaliste parle monocordement de l'Islande pendant un quart d'heure.
Un résident de la Maison commune demande la parole. « Est-ce qu'on pourrait, pour une fois, faire un vrai débat et sortir de la forme experts/bergers contre public/mouton ? » Le président répond, cinglant : « On te connaît, Keru, commence pas ! » Dans le public, d'autres enchérissent : « Vous servez à rien, vous polluez ! » La journaliste répond que, de toute façon, elle est là pour parler des problèmes de l'Islande.
Quelqu'un, derechef, se permet d'interpeller le président.
« Bonjour, la soirée s'annonce intéressante, mais je me demande si on ne peut pas aussi causer des initiatives locales et des pratiques politiques concrètes qui essaient de faire une nouvelle forme de politique, comme ici avec l'expérience de la Maison commune. Et c'est vrai que je suis un peu surpris de voir que la soirée est annoncée comme un débat alors que c'est un conférence...
- T'es de Groix ?
- Ben, non...
- Alors, ferme ta gueule !
- Et toi, t'y étais en Nouvelle-Calédonie et en Islande ?
- Non, mais il y a ici des gens qui y sont allés.
- Ben, ça tombe bien, moi aussi, j'y suis, à Groix. »
Le micro du public est coupé, la journaliste reprend sur l'Islande.(...)
Pour lire la suite, achetez Article 11, chez votre marchand de journeaux ...
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 25 Octobre 2011 à 20:02
L'Association Maison Marie-Antoinette Gavet est née mi-septembre 2011.
Pour visiter son blog ou la contacter, cliquez ici
L'association dispose de status "horizontaux" pour permettre une gestion réellement collective... ils sont disponibles en cliquant ici
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 4 Décembre 2011 à 17:28
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 21 Décembre 2011 à 17:50
Ce matin du mercredi 21 décembre 2011 vers 11h à la Maison Commune Autogérée de Ker Béthanie (île de Groix):
Deux huissiers de justice (un seul étant là pour notre affaire), trois gendarmes et la chargée de mission du Conservatoire du Littorale sont venu pour le constat de l’occupation.
Très sur de lui, l'huissier de service qui était déjà venu nous expulser du Fort du Haut-Grognon s’approche du seul occupant présent:
- Alors cette fois, vaut mieux partir de vous même pour éviter de vous attirer des ennuis inutiles et gratuits...
Comprenant qu’il pensait sérieusement avoir une chance le convaincre, le squatteur l'interrompt et lui explique qu’il ne bougera pas temps que la démolition de la maison est programmée.
Le représentant du pouvoir et de la justice met du temps à comprendre et semble désespéré lorsque c’est enfin le cas.
- Bon alors je vais revenir faire le ménage ! Puis-je rentrer faire quelques photos pour prouver l’occupation?
Imaginant qu’il avait le droit d’entrer s’il voulait, l’occupant peut farouche lui dit de faire comme chez lui. M’enfin c’est la Maison Commune on y accepte tout le monde, mais là c’était quand même un peu con.
Peut avant, vers 10h un homme qui approchait de la cinquantaine arriva un beau jean plié à la main. Il trouva la porte - toujours ouverte - du Dr House Shop (Magasin Prix Libres de la maison du Dr Marie-Antoinette Gavet).
Cet ancien inspecteur du travail (20 ans d’exercice) expliqua qu’il voulait contribuer comme il pouvait à notre initiative, qu’il avait découvert en lisant les affiches et articles disposées à l’entrée du site.
Celui-ci était devenu inspecteur du travail, inspiré par des convictions justes, puisque plusieurs de ses parents proches disparurent lors d’accidents du travail.
Depuis peu, il reprenait des études pour changer de métier, puisque les capacités informatiques mis à disposition de la profession régressent chaque année. Le travail effectuer en plusieurs semaines il y a quelques temps, pour faire re-qualifier un milliers de CDD en CDI au sein d’une grande entreprise de poulets, met à l’heure actuelle plusieurs mois selon lui.
Il finit par cédé qu’aujourd’hui, l’inspecteur du travail est plus chasseur de sans papiers qu’autre chose...
Il s’en alla après avoir pioché un bon bouquin dans l’Infokiosque qu’il ramènera le plus rapidement possible puisque, comme il dit, plus vite tournent les livres, plus vite change le monde...
Pendant que le premier huissier inspectait les lieux, le profiteur de maison abandonnée discutait avec la chargée de mission du conservatoire, toujours accompagnée du second et de deux, puis de trois gendarmes.
- Nous on a discuté avec la mairie, on s’est demandé s’il fallait faire quelque chose pour ici, rénover pour accueillir du publique mais ça coûte trop chère...
Le profiteur interrupteur la coupe aussi-tôt pour lui signifier la position de l’opposition municipale qui détient presque la moitié des élus, qui est contre la démolition, tout comme une très large majorité de Groisillon-ne-s qui trouve le seul argument avancé pour cette destruction, «tâche dans le paysage», complètement irrecevable.- Oui mais la Mairie était d’accord alors ...
De nouveau coupée, celle-ci apprend que les occupant-e-s sont capables de rénover eux-mêmes les lieux, financés par le Prix Libre, les dons et les bonnes volontés. Cela ne change rien à ses yeux.
L’huissier, ravitaillé en «preuves de l’occupation», ressort avec son micro puis demande à l’habitant éphémère de décliner son identité ainsi que celles des éventuels autres habitants (Père Noël et Ben Laden) puis s’en retourne avec sa troupe faire des photos du Dr House Shop.
Abrégeons-là la palabre, aujourd’hui c’était le premier jour du «Chantier Festif autogéré», trois motivés et deux moins sont passés, d’autres arrivent demain et les jours qui viennent, jusqu’au 28 ou plus, ya d'la place, même à l'année... La maison vous attend !
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 31 Décembre 2011 à 09:21
Cette courte mais très sympathique visite relance chez les "indignés" de cette "Maison Commune et Autogérée", l'espoir d'une prise de conscience de la part du Conservatoire du Littoral, de l'aberration écologique, économique et sociale de cette démolition programmée.
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 9 Janvier 2012 à 11:42
De l'île de Groix, le 1er Janvier 2012
À
Bella et Roger Belbéoch
Simone de Bollardière
Eva Joly
Albert Jacquard
René Vautier
Denis Robert
Etienne Chouard
Michel Polac
Eugène Riguidel
Et à celles et ceux qui se reconnaissent dans leurs combats...
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 23 Janvier 2012 à 11:43
Depuis quelques jours, une flopée d’évènements incongrus secoue la Maison Commune Autogérée de Ker Béthanie.
Le mardi 17 janvier au matin, une chargée de mission du conservatoire du littoral et des employés des services municipaux, avec des chefs d'entreprises intéressés par le contrat de démolition, armés de quelques gendarmes, viennent photographier les lieux sous tout les angles en vue de la démolition.
Le 21 décembre dernier, l’huissier était passé constater l’occupation entamée en octobre 2010. Voir ici.
Vendredi 20 janvier à 6h15 du matin, cinq gendarmes déboulent avec les torches, les tasers et les flingues. Ils tombent sur Cochise qui avait dormi dans la grande salle, proche de la cheminée. Non loin de lui, les militaires trouvent un sac contenant le butin d’un cambriolage de pharmacie effectué environ 2h plus tôt.
Cochise est ancien mais jeune toxicomane. Il est arrivé il y a deux semaines après avoir rencontré deux handicapés qui rentraient à la Maison Commune. Il est venu pour sortir de son addiction, se mettre au vert, et ça marche: deux jours après son arrivée jeudi 12, le manque se fait sentir au point de devenir insupportable. On file chez le médecin qui nous explique qu’il faut se faire évacuer sur le continent, à l'hôpital, pour obtenir une ordonnance de subutex, seul substitut efficace. Le médecin, qui est le maire de l’île, lui accorde une ordonnance de seresta, qui permet aux alcooliques de dormir tranquille quand ils décrochent. On passe à la pharmacie chercher le médoc. L’occupant qui se présente au comptoir demande s’il serait possible d’avoir du subutex, au cas ou... requête rejetée par le pharmacien. La nuit passe et Cochesse dort bien, ça va mieux. Celui-ci se passe même du seresta dans les jours qui suivent.
Retour sur l’arrestation: Les militaires mettent les menottes à Cochise qui s’en défait en deux temps trois mouvements pour les narguer. Ils l’embarquent avec un deuxième occupant qui dormait au dessus. Les rebelles passeront la journée au poste avec quelques baffes en prime pour le comique prestidigitateur, accompagnées de pressions verbales pour qu’il dise avoir volé la morphine. Le procureur décide finalement de le relâcher faute de preuves. Il sera néanmoins poursuivi pour recel de médicaments en avril prochain.
Le Samedi 21, les faits divers, ces faits divers (destinés, comme toujours, comme dit P. Bourdieu, « à faire diversion » : dans notre cas, pour ne plus parler des raisons de sauver Ker Béthanie, et donc de la faire couler), paraissent dans la presse. Un article conséquent laisse entendre dans un des canards, que les occupants de Ker Béthanie sont coupables du cambriolage, qu’il n’y a aucun doute là-dessus. Dans l’après midi, le chef de la brigade accompagné de deux gendarmes passe «dire bonjour», et ordonne aux nouveaux arrivants de «ne pas mettre le feu à l’île» à plusieurs reprises. «Vous restez là, mais vous ne faites pas les cons !»
Le dimanche 22 janvier, à 7h l’explosion (probablement d’un pneu) dans le local attenant au Dr House Shop (Magasin Prix Libres) réveil un des occupants qui dore au dessus du magasin. Celui-ci pense alors que les chats du lieu sont responsables du vacarme, puis se rendort. Dix minutes plus tard, c’est la seconde occupante qui détecte une odeur de brûler.
Ils regardent par la fenêtre et voient les flammes jaillir de la porte du local voisin.
Les trois autres, qui dorment dans la maison principale, sont vite alertés. On se dépêche de puiser de l’eau au puits en attendant que les pompiers arrivent. Par chance, le feu n’a pas le temps d’atteindre la première maison.
Le soir, un des habitants de la Maison Commune croise par hasard les pharmaciens en sortant de la gendarmerie.
Un d’eux lui concède qu’après réflexion, il fallait probablement connaître les lieux pour faire aussi vite et aussi ciblé. Dommage que cela ne figure pas dans sa déposition, car le Cochise soupçonné, n’y est jamais rentré !On a porté plainte pour tentative d'homicide volontaire.
Aujourd'hui lundi, dans la presse locale, le maire menace de "faire appel aux autorités pour faire évacuer le site". Il déclare aussi: "depuis le cambriolage de la pharmacie, il y a un sentiment d'insécurité terrible. Je suis choqué par cet incendie, parce que la violence n'est pas une solution, mais pas si surpris " !!!
Nous faisions déjà part de notre inquiètude dans notre lettre ouverte du 1er Janvier 2012, intitulée "On ne nous veut pas que du bien" visible iciDiscussion sur ce sujet ici http://ile-de-groix.info/blog/spip.php?article5361
21 commentaires
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 24 Janvier 2012 à 19:05
Nous avions envoyé le 1er Janvier 2012 un appel aux "personnalités" en qui nous avons confiance, aux personnes que nous suivons ou connaissons depuis longtemps, qui ont des philosophies qui se rapprochent des nôtres, aux personnes susceptibles de nous aider. Voici les deux premières réponses que nous avons reçu:
Simone de Bollardière, le 12 janvier 2012 (par courrier papier)
56 Guidel
Bonjour,
Pour vous, l' année ne commence pas bien.
J' ai bien lu votre longue lettre.
Après réflexion, je pense qu' il serait bon de demander leur avis à tous les groisillons, dont ceux qui se souviennent de Madame Gavet et l' ont aimé.
1 - Peut-on organiser des élections sur l' île à ce sujet ?
2 - La maison pourrait être gérée par une association qui en assurerait la responsabilité et la bonne tenue, ce que vous semblez déjà faire.
3 - Une bonne note : elle est à 100 m. de la côte.
Voilà tout ce que je peux vous dire.
Amicalement.
Simone de Bollardière .Bella Belbéoch, Paris, Le 15 janvier 2012 (par courrier papier)
Chère Rowena, cher Raymond,
Je vous remercie infiniment pour votre soutien - La photo de Keru est très belle. Où est-il le temps où nous regardions les vagues rejaillir sur les rochers...
J' ai l' impression que nombreux sont ceux qui ont vu Roger en photo, extraite du montage vidéo de Keru qui a été propagée par Michel Guéritte – Cela ne plairait pas à Roger, ce flot d' éloges – Il dirait « où est-ce que je me trompe ? » Est-ce que cela aidera à faire progresser l' idée d' un arrêt du nucléaire par tous les moyens disponibles actuellement, dont les fossiles charbon, gaz, fioul ? ?Je suis étonnée de l' écho parmi de nombreux inconnus - La vie va être bien difficile, vous vous en doutez - Elle l' est déjà .
Concernant Mme Gavet, elle était très estimée des Groisillons. A l' époque les femmes conduisant une voiture étaient plutôt rares. Or elle sillonnait l' île dans sa petite voiture pour visiter ses patients, par tous les temps. En la croisant sur la route les gens disaient, « c'est la doctoresse ».
Alors oui, soutien à Ker Béthanie.
Avec amitié.
Bella
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 24 Janvier 2012 à 21:29
Voici le cahier des charges distribué aux entreprises du bâtiment, en vue de démolir Ker Béthanie avant fin avril...
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 26 Janvier 2012 à 14:08
DÉTRUIRE ! Dites-vous... Psychopathes ?...
Que le Conservatoire décide d' acheter Ker Béthanie, nous approuvons ! Il est parfaitement dans son rôle de protection d' un lieu historique et magnifique de l' île de Groix.
Que le Conservatoire décide de l' acheter avec pour but, de la détruire, pour des raisons esthétiques bidons, mettant en valeur le paysage avant l' homme, cela devient criminel ! Nous considérons cette destruction volontaire comme un acte criminel à l' encontre du passé humain remarquable de la vie de Marie-Antoinette Gavet, résistante de la première heure, à l' âge de 22ans, médaillée de la Résistance... Les psychopathes du profit financier qui gouvernent le monde actuel, veulent faire disparaître toutes traces des acquis sociaux en France datant du CNR, en 1945 : supprimer deux ans de retraite est l' une de leurs lois odieuses. Faire passer en « dette publique » les manipulations des profits financiers bancaires, est un acte diabolique. L' insurrection qui vient, peut mettre fin à l' oligarchie de l' inhumanité de la démocratie falsifiée, pour construire, enfin, l' humanité d' une Démocratie RÉELLE !... OCCUPY WALLSTREET ! OCCUPY KER BÉTHANIE ! « VOUS ÊTES LE PROBLÈME, NOUS SOMMES LA SOLUTION ! »
Marie-Antoinette Gavet, vous fait-elle donc si peur, pour la faire disparaître de toute les mémoires, en l' enterrant définitivement, avec les gravats de sa maison dans ce lieu où elle a fait répandre ses cendres ? Lieu tellurique par excellence ! Lieu de guérisons, lieu de naissance des enfants groisillons, lieu de méditation et de ressourcement... Béthanie lieu de la résurrection !... (celle de Lazard)... cela vous fait rire, gredins de laïques ? Et vous les cathos, pourquoi demeurez-vous dans ce silence des agneaux, pendant « le meurtre du Christ » ?
Vous rayez d' un trait rageur toute cette vie au service de la liberté d' expression contre le régime nazi, pendant cinq années de sa jeunesse, en danger permanent !... Et au service du peuple insulaire tout le reste de sa vie ! « Nous ne démolissons jamais pour le plaisir » ? Alors à quelles lois abjectes obéissez-vous, et vous soumettez-vous, sans broncher ? Alors que dans le même temps
vous réhabilitez celle de Germaine Tillion, à Plouhinec, sans doute parce que vous respectez ses dernières volontés en tant que résistante, écrivain, et membre du parti communiste ?... Mais voilà, Marie-Antoinette Gavet demeurait trop « modeste et géniale », alors vous la condamnez à mort, à titre posthume, en plus!... Pendant ce temps, d' autres réhabilitent aussi la maison de l' Abbé Pierre, qui toute sa vie durant, n' a pas arrêté de s' adresser sévèrement aux « autorités », les élus fêlons : « Un homme a absolument le droit, s'il n'a pas de toit et s'il voit un logement vide, de l'occuper. Les squatters ont un droit moral. » Henri Grouès, dit abbé Pierre, autre résistant.
Clive R. Boddy professeur à l' université de Nottingham, dénoncerait que beaucoup des hauts responsables financiers seraient en fait des psychopathes. Une étude suisse affirmait que certains tradeurs (28), avaient été comparés, à 24 psychopathes hospitalisés, et qu' ils avaient des comportements plus dangereux que ces psychopathes. Les psychopathes, selon Boddy, son des personnes « manquant de conscience, ne ressentant que peu d' émotions et incapables de ressentir sentiments, sympathie ou empathie pour les autres ». Ces personnes se montrent plus froides et calculatrices que les autres et « représentent donc une menace pour les entreprises et la société ». Notre monde est-il dirigé par des psychopathes, sans vergogne ?
Mesdames et Messieurs les décideurs, seriez-vous à ce point aveugles, dans le but de protèger vos carrières politiques ou institutionnelles ? Aujourd' hui même, des « psychopathes » en effet, après avoir réussi à torpiller des institutions, se propulsent chef de gouvernements en bafouant, sans vergogne, et ouvertement, les démocraties (ou ce qu' il en reste) sans se faire élire par les peuples (pas de temps à perdre avec la base, on la domine directement) : voir la Grèce, l' Italie, etc. …
Deux femmes admirables viennent, à 83 ans, au secours de la maison de Mairie-Antoinette Gavet :
Bella Belbéoch, scientifique ayant travaillée au Commissariat à l' énergie atomique, devenue anti-nucléaire prônant l' arrêt immédiat des réacteurs, avant la catastrophe, en dénonçant l' hypocrisie de « l' effet de serre » récupéré et propagé par tous les nucléocrates criminels, experts : médecins, scientifiques, associations, syndicats, etc., relais des politiques qui nous assommes de mensonges. La seule solution, remettre en marche des centrales avec les fossiles charbon, gaz, fioul... en attendant l' investissement sur le « renouvelable » : Tchernobyl, Fukushima, à qui le tour ? …
Simone de Bollardière qui a dénoncé, avec son mari , le général de Bollardière, les tortures en Algérie et le comportement de l' armée française qui applique les mêmes méthodes que les nazis contre lesquels ils s' étaient battus en 39-45. Devenus militants pacifists, agissants contre les essais nucléaires dans le pacifique, intervenants avec le mouvement du Larzac... « L' obéissance n' est pas une vertu », nous disait-elle. « Construisez-vous ! » « Pour ne pas vous faire embarquer dans un monde où vous ne serez que des marionnettes ! » « Construisez-vous ! » Répète-elle sans cesse aux jeunes qu' elle rencontre au cours de ses déplacements.
Donc, trois femmes remarquables !
Tout le monde supporte les abus de l' autorité, du moment que c' est l' autorité, disait Jean Le Meur, en prison pendant la guerre d' Algérie.
Aujourd' hui les prédateurs financiers nous imposent leur guerre économique avec la complicité des gouvernements néo-libéraux (de droite ou de gauche). Dans cette guerre des dominants contre les dominés, nous sommes les nouveaux résistants. Il y a deux sortes d' hommes : ceux qui restent dignes, qui ne se prosternent jamais... et puis les autres... Nous refusons de subir notre existence, nous désirons l' orienter. Dans ce but, chaque geste agit : détruire ou construire, inhumanité ou humanité, pseudo-démocratie ou démocratie réelle...
Ker Béthanie, dans ce sens, nous aide à nous construire dans la fraternité, pour la fraternité d' individus autonomes, capables d' amour avant tout intérêt personnel.
N' écrasez pas Ker Béthanie sous de fallacieux prétextes qui feraient trop plaisir aux « collabos » en manque d' un nouveau dictateur, ou d' une autorité dite « suprême ». Le monde humain inspire à une humanité fraternelle... Ne nous condamnez pas à mort. Ne soyez pas psychopathes. SAUVEZ KER BETHANIE !! Et elle vous sauvera. Elle nous sauvera tous!
RÉSISTEZ ! Résistez à votre volonté de puissance et de domination sur l' autre ou sur les autres.
Vous respectez Germaine Tillion ? Alors écoutez-la : « Nous devons entrer dans une politique de conversation avec l' autre ». Nous sommes pacifistes, nous n' avons pas d' armes, nous occupons Ker Béthanie pour la sauver de la destruction des officiels, ou par vandalisme.
Entrons donc effectivement dans cette politique « de conversation avec l' autre », principe de base de la démocratie qui permet à chaque individu, membre de la communauté humaine, de « ne pas subir les décisions mais de les orienter » comme le dit le professeur Albert Jacquard.L' AMMAG : Les Amoureux de la Maison Marie-Antoinette Gavet
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 27 Janvier 2012 à 12:33
Lettre manuscrite de Cochise, rédigée le 26 janvier 2012 à Ker Béthanie (on a simplement corrigé les fautes d'orthographe) ...Témoignage du premier toxicomane sevré au centre d’auto-soins de Ker Béthanie:
Bonjour, je m’appel Cochise, un surnom donné par mes camarades des bas fonds de la société. Je vous écris ce témoignage d’une main qui il y a 15 jours, était paralysée dut à un fixe mal placé.
Je vous explique comment cette chance m’est arrivée: le 10 janvier 2012, je tape la manche devant la gare de Rennes pour essayer d’avoir un peu d’argent pour payer ma came. De là, je rencontre deux personnes qui me font découvrir l'existence de Ker Béthanie. Après une rapide hésitation, je décide de les suivre. Je leur explique ma situation qui ne les choque pas, ils me disent que de toute façon, nous partons sur une île où il n’y a pas d’autres choix que d’arrêter, étant donné qu’il est impossible d’y trouver de la came. Je prend donc mon courage à deux mains et ne recule pas. Ils me certifient que je pourrai bénéficier de toute l’aide nécessaire pour un sevrage. Le soir, nous arrivons donc à Ker Béthanie. Je me rend vite compte que je me trouve dans un lieu paradisiaque, entourré d’une poignée de personnes chargées d’amour, de générosité, et d’humanité. Je me trouve à ce moment tout ému par cette explosion de savoir vivre, sentiment que je dissimule évidemment, vive l'orgueil masculin. Une très bonne soirée se passe, ou j’apprend à connaître les habitants du lieu. La nuit se passe. Le lendemain tout va bien.
Deux jours après commence une crise de manque insupportable, j’en chiale, mes nouveaux camarades ne reculent pas pour autant.
Ils m’emmènent donc voir un médecin sur l’île. Impossible d’acquérir un traitement de substitution, il faut partir sur le continent, à l’hôpital. Nous y partons le lendemain, c’est le weekend, encore impossible d’avoir un traitement. Il s’engage alors une période difficile pour moi. Pas de drogue, pas de médoc, juste un océan d’amour et de compréhension donner par mes camarades qui ne reculent devant aucun supplice de ma part, mon quotidien se constitue de crampes, sueurs froides, de tremblements et j’en passe...
Après quelques massages de mon bras paralysé, mes doigts se remettent à bouger. Une première victoire s’engage, j’en remercie les masseureuses.
Une cargaison de volonté m’empare, impossible maintenant, de faire marche arrière, les jours se passent, les douleurs aussi. Ayant comme seul traitement les encouragements et la volonté de mes camarades, je me retrouve aujourd’hui à vous écrire, n’ayant plus de manque physique, ayant une main qui fonctionne. Pour être honnête, j’ai toujours l’envie de me droguer, mais avec tous les efforts gracieusement offerts par mes camarades, j’ai le respect et le devoir envers eux de ne pas rechuter. Gâcher de tels efforts de moi et d’eux serait un crime de ma part. Je considère donc mon sevrage terminé.
Il est donc possible d’arrêter les drogues les plus dures avec de la volonté, de l’amour, du respect, de l’eau fraîche et tout ce que vous pourrez acquérir ici.
Nous invitons tout toxicomane ayant la volonté de s’en sortir, à venir passer un séjour à Ker Béthanie.
Je tiens sincèrement à remercier Marie-Antoinette, Keru, Sylvain, Vincent, Marie-Louise, Céline, les parents à Keru et toutes les personnes qui sont passé ici.
Je vous doit une nouvelle vie, mon coeur est à vos pieds.
Cochise
3 commentaires
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 30 Janvier 2012 à 12:05
Les messages suivants, entre autres, ont été supprimés du blog "Anita de Groix" le matin du 30 janvier 2012. Ils étaient "postés" sous l'article suivant: http://ile-de-groix.info/blog/spip.php?article5380
59 commentaires
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 30 Janvier 2012 à 19:23
Après Simone de Bollardière et Bella Belbéoch, voici le mail reçu de la part de Eugène Riguidel, grand marin résistant, qui nous avait déjà soutenu lors de l'occupation du fort du Haut-Grognon.
Il faut vraiment être malade pour raser les maisons plutôt que de les utiliser! j'espère que le conservatoire du littoral se penchera sur le respect de la loi plutôt que de faire le travail de "karcher" cher aux colons et gros propriétaires , qui voudraient en exclusivité le paradis Breton pour eux et leurs complices...
Bon courage aux résistants que vous êtes. Kenavo ha distro
Eugène RIGUIDEL
La pétition contre la démolition est aussi en ligne, ici: http://www.petitionpublique.fr/PeticaoListaSignatarios.aspx?pi=groix569
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 31 Janvier 2012 à 15:52
La situation devient burlesque: Le conservatoire du littoral porte plainte pour «dégradation de bien publique» sur une maison qu’il veut démolir...
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 2 Février 2012 à 15:06
- Pas de chefs, pas de drogues : No Tabacco, No Alcool, No TV... Ni autres drogues ou dépendances...
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 3 Février 2012 à 09:47
Le journal Article11 publie en soutien sur son site, les trois pages sur Groix parues dans le numéro 6 !
" Île de Groix, Morbihan. Peu ou prou mille cinq cents habitants l’hiver ; le décuple l’été. A huit kilomètres au large de Lorient, une image du bonheur en forme de carte postale : roses trémières, crêperies, falaises et crachin, bars où coulent à flot le houblon et les rêves de marins. Et, plus étonnant, un squat libertaire. Ou plutôt, comme le revendiquent ses habitants, une Maison commune. "
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Par groupe groix dans Démolition-Occupation de Ker Béthanie le 4 Février 2012 à 18:33
Ce matin sur le marché de l'île, Bernard Willem et sa compagne sont venu signer la pétition.
Nous seront chaque samedi sous les halles pour collecter les coordonnées des personnes qui souhaitent participer à la barricade humaine contre la démolition, qui semble se profiler pour fin Mars. L'adjoint communiste aux affaires sociales est venu tenter de nous décourager, expliquant qu'il valait mieux ne pas avoir trop d'espoir face au projet de démolition du conservatoire. Celui-ci nous a au contraire stimulé, en nous apprenant que le permis de démolir n'était toujours pas déposé, donc pas encore signé par le maire...
La pétition en ligne est ici: http://www.petitionpublique.fr/PeticaoListaSignatarios.aspx?pi=groix569
Vous pouvez aussi nous envoyer vos coordonnées pour la barricade humaine par mail, ou sur place.
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